Quand DJENETTE fait son show 77 rue de Ménilmontant, elle nous transforme en poupée gigogne parée d'une robe de lumière au plastron luxueusement souligné de galon d'or, offre à notre peau la doublure de satin de soie d'une robe en jersey de soie 1930, popise nos journées en PIERRE BALMAIN bicolore et boutons sucre d'orge, accroche un imprimé Majorelle sur la jupe d'YVES SAINT LAURENT, donne une jolie patine caramel à des mocassins haute altitude signés ROCHAS, enserre nos tailles d'une dentelle de cuir, nous rêve en rose bonbon avec le duo d'accessoires DIOR, cocardise de beaux souliers de bal de petites roses DIOR et pour finir protège nos cous graciles à l'aide d'un soupçon de soie seventies griffé PUCCI.
VINTAGE 77 by Djé,dépôt-vente de vêtements de marque et Vintage, 77 rue de Ménilmontant, Paris 20e.
Miss patchouli tient à féliciter le magazine GRAZIA et son équipe mode pour avoir su aussi finement chorégraphier cette magnifique danse HIPPIE.
Le mannequin me rappelle ces jeunes filles en fleurs croisées au hasard d'une promenade d'enfance dans les allées d'épices de la Médina; les métissages sont alchimiques, la lumière est une caresse, les accessoires jouent la partition avec brio... Il ne manque plus qu'une signature olfactive aux vapeurs de patchouli.
Mon bonnet de fourrure pour affronter les griffes de l'automne, ma tunique violette BERSHKA portée secrètement sous l'épaisseur de mes manteaux se met à fleurir timidement lorsque j'ouvre un bouton, ma malette de Barbie en plexiglas révèle aux passants l'intimité de ce que je transporte avec moi, ma ribambelle de chaussures fait valser pantalons, robes, shorts et jupes; mes spartiates gladiateur punies de sortie, guettent fièvreusement la fin de l'hiver, mon sac aux attaches chromées se promène quand mes 2.55 sont au repos en raison de la fragilité de leur jersey, mon labrador forever au bout de la main moyennant quelques douleurs cervicales.
Quand la Rive gauche "s'indianise", un festival de couleurs enflamme Paris et c'est toute la rue ST SULPICE qui s'illumine.
MOHANJEET créatrice mythique, orfèvre d'étoffes, parcourt l'INDE en quête de trésors destinés à parer la femme de riches matières ou de broderies ciselées comme des pierres précieuses. Elle revendique avec fierté le droit d'estampiller ses collections MADE IN INDIA pour mieux célébrer un savoir faire artisanal et ancestral. En 1968, elle deversa sur la capitale une pluie de soieries en ouvrant sa cultissime Malle indienne. Dans sa boutique technicolor d'aujourd'hui, elle vous propose des jodhpurs aux reflets de lumière, des vestes de velours chatoyantes, des cotonnades fleuries, accroche à votre cou des colliers de turquoises, de métal, emperle ou festonne ses besaces, fait broder ses tuniques recto-verso; son credo obéit à une exigence : une mode non discriminante destinée à une clientèle de tous les âges, des pièces uniques qui traversent le temps sans se démoder, un style métissé qui a su séduire JANE FONDA, BRIGITTE BARDOT,MIREILLE DARC...
Quand vous pousserez la porte, vous entrerez dans son univers enchanteur et serez accueilli par la douce AMANDA, mon mannequin venu des neiges de Suède .
" Celle qui conquiert l'amour " tient son paradis 21 rue Saint Sulpice, 75006 Paris. Tél: 01 43 54 73 29.
Compter 180 € pour une étole ou un bijou, 300 pour une tunique et essayez d'oublier ANTIK BATIK !
Carré effilé, flou, géométrique comme celui de LOUISE BROOKS; mini vague, cheveux courts stylisés épis façon punkette....voilà à quoi ressemblait le coup de ciseaux de 1983.
Evoquer JACQUES DESSANGE c'est réveiller ma mémoire cinématographique: son salon de coiffure situé tour Montparnasse est lié au destin de POMME, apprentie coiffeuse effacée, amoureuse, elle traverse le film de CLAUDE GORETTA enveloppée dans son duffle-coat marine, prend l'air de Cabourg dans le voile de coton d'une jupe ample, s'habille de liberty,illumine l'écran de sa chevelure fauve.
J'aimerais rendre un hommage vibrant à ces mains discrètes gantées de bulles de shampoing qui s'affairent derrière les bacs, caressent notre cuir chevelu, font mousser des baumes capillaires aux senteurs de guimauve, veillent maternellement sur la température de l'eau, nous enrubannent la tête d'un drap de bain d'une blancheur de neige et nous remettent, le cheveu sain, brillant et parfumé entre les mains de notre coiffeur.
Adepte du slim, je porte aussi le pantalon ultra large; je me suis amusée à le réinterpréter version rue CAMBON ou rose sucré.
EN BEIGE ET NOIR
trench en velours de soie JEAN PATOU haute-couture, 1968
blouse en crêpe couleur fond de teint CLAUDIE PIERLOT
camélia en lin CHANEL
pantalon LANVIN
bicolores CHANEL
sac CHANEL,1989
THE ROSE
pull BENETTON rose barbe-à-papa
pantalon framboise écrasée VINTAGE 77
sautoir made by myself
sac Mademoiselle en jersey rose magenta CHANEL
souliers CHANEL.
C'est l'heure de la promenade de mon amour de labrador; une matinée pleine de brume se profile avec un ciel bas et lourd comme un couvercle, sur le trottoir d'une grande avenue une valise ancienne, de cette étonnant coffre s'échappe une frêle petite jambe chaussée de blanc; nous nous approchons, je soulève le couvercle et découvre à l'intérieur les autres restes éparpillés. Je regroupe l'ensemble et le transporte précieusement à la maison sous le regard étonné de ma toutoune.
Je regarde de plus près cette jolie frimousse décapitée, elle est signée RAYNAL,le teint est frais, les joues soufflées de rose, les yeux expressifs, la bouche ourlée de cerise, sur la chevelure cendrée une poussière sans âge s'est déposée. Je commence les premiers soins: une toilette a base de lait hydratant révèle tout l'éclat de son visage, il va me falloir rassembler son corps disséqué version puzzle à l'aide de grands elastiques pour lui permettre de vivre à nouveau ( un grand merci à mon chéri pour avoir tenté l'intervention chirurgicale de première urgence ) et lui trouver une tenue d'époque.
Voilà pour son histoire, aujourd'hui elle est heureuse et me remercie tous les jours de lui avoir offert une nouvelle adresse.
Pour nous raconter la mode, ELLE choisit d'immortaliser dans ses pages centrales de jolis visages sublimés par la lumière, de nacrer les épidermes, d'étirer de longues silhouettes à l'infini, de les envelopper de somptueux vêtements, de manucurer les mains de prune, de lisser de brillantes chevelures…. ELLE accompagne ses mise en style d'un lexique chic, choc, bien amarré à son temps, légende ses looks d'alliances inattendues, tonitruantes et toutes riches de sens : " week-end à big bag", " le smoking fait son jogging ", " clou, y es-tu ". ELLE sait comme personne faire chanter les mousselines, claquer les cuirs de nos blousons, chuchoter tulles et dentelles.
Chapeau bas et grand merci aux journalistes de mettre ainsi la mode en mots en réfléchissant chaque semaine à de nouveaux écrins de vocabulaire.
Pour le PRINTEMPS-ETE 2010, les coups de crayons de nos couturiers militarisent nos robes et pantalons, bucolisent le coco's code , glamourisent nos transparences.
BALMAIN nous transforme en neo JEANNE D'ARC, à nous la guerilla urbaine en mini robe de centurion outrageusement lacérée, marcel argile, veste camouflage de patchwork bronze et doré ( ma collection préférée pour sa ré appropriation du code army et sa retranscription féminine minimaliste); CHANEL se la joue champêtre en nous imaginant MARIE-ANTOINETTE version hameau de la reine, à l'aise dans nos beaux sabots de cuir, reine des champs dans des tweeds coquins ultra courts ou dans des robes aux murmures de tulle et paniers fleuris; DIOR nous rêve grand soir en noir absolu, aguicheur; enfin signons toutes avec CHLOE ce pacte de pureté envolantées dans les voiles d'une blancheur immaculée.
Photos Elle.fr/Figaro Madame.
Merci Lola, comme j'aurais aimé être ta cliente. Bisous rose malabar. read more
on LADY FLAMAND ROSE 280 €